Saburo Teshigawara & Rihoko Sato Tristan and Isolde
Deux amants cherchent désespérément à s’unir sans jamais pouvoir se toucher. À travers ce duo, Saburo Teshigawara & Rihoko Sato expriment l’impossibilité d’un amour absolu. Malgré leurs tentatives incessantes, seule la frustration leur permet d’entrevoir, fugacement, la perfection de l’amour. Inspiré de l’opéra de Richard Wagner.
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durée
1h
catégorie
- Danse |
- Dès 14 ans
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Mercredi 18 fév.19h30
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Jeudi 19 fév.19h30
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Vendredi 20 fév.19h30
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Samedi 21 fév.17h00
- Tarif plein45€
- Tarif Pass Chaillot / Pass Chaillot Groupe30€
- Tarif Pass Chaillot Jeune15€
Au fil d’un parcours entamé voilà plus de 40 ans, Saburo Teshigawara a toujours engagé son écriture dans un dialogue nourri avec la musique. Si le chorégraphe, metteur en scène et danseur japonais s’est souvent tourné vers des compositeurs contemporains, il revient régulièrement à un répertoire classique, proposant des créations sur des œuvres de Bach, Berlioz ou Bartok, souvent aux côtés de la danseuse Rihoko Sato, sa fidèle partenaire à la scène. Avec Tristan et Isolde, saluée comme un chef d’œuvre depuis sa création en 2016, le binôme porte à son acmé un travail sur les variations du couple. De l’opéra de Richard Wagner, le chorégraphe a retenu une heure de musique, dessinant un arc narratif épuré et ramené à l’essence du tragique, où l’amour (impossible) et la mort sont les deux grands moments. Fidèle à son habitude, Saburo Teshigawara a imaginé l’œuvre dans son ensemble, de la conception des costumes – dont l’épure et la fluidité du drapé amplifient les mouvements – à celle de la lumière. Le prodigieux travail sur l’obscurité où les corps se devinent puis de découpent, sur le bleuté le plus ombrageux ou le blanc le plus franc, offre un écrin à une danse vive à la fois tranchante, voluptueuse et délicate. Son approche minimale de l’opéra de Wagner en livre une version d’une rare intensité.
Vincent Théval
Pour vous mettre dans l'ambiance, Chaillot vous propose un résumé inédit autour de l'histoire de Tristan & Isolde...en musique.
Étape n°1
Lancez le player de cette composition envoutante signée Richard Wagner par le HR-Sinfonieorchester enregistrée à la Frankfurt Radio Symphony, sous la direction du chef d'orchestre Andrés Orozco-Estrada :
Étape n°2
Lisez notre résumé et laissez vous porter
L'amour impossible entre Tristan et Isolde commence dès leur arrivée en Cornouailles alors que Tristan ramène Isolde pour se marier avec Marke, le roi de Cornouailles. Alors qu'ils sont éperdument épris l'un de l'autre, Tristan le neveu du roi, feint l'ignorance. Dans les faits, celui-ci vient tout juste de tuer le fiancé d'Isolde (au profit d'un mariage forcé avec son oncle donc). Isolde est super en colère, elle est amoureuse de l'homme qui a tué son époux, son destin est compliqué.
Décidée à ne pas se laisser faire, elle se confie à sa suivante Brangäne et tente de mettre fin à cette idylle secrète et à sa honte à l’aide d’un breuvage mortel. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que sa suivante a remplacé cette potion par un philtre d'amour. Adieu la mort, bonjour l'amour le plus total.
Lors d'une chasse royale, Tristan et Isolde décident de consumer leur désir dans le secret alors même qu'Isolde est désormais mariée au roi Marke. Leur secret ne sera que de courte durée : de retour de la chasse, le roi surprend les deux amants dans une contemplation mutuelle (c'est l'amour au XIIIe siècle). Trahi, ce dernier ordonne à son vassal de tuer Tristan (on rappelle que c'est son neveu et qu'il l'a cherché).
Tristan meurt de ses blessures ainsi que de l'absence de son aimée Isolde. Quand elle le retrouve enfin, il meurt dans ses bras. Seule, elle chante l'hymne iconique de cette œuvre, le Liebestod ("mort d'amour") et rejoint à jamais Tristan dans l’au-delà.
Marke reste quant à lui seul et bougon, sans femme ni neveu.
Étape n°3
Prenez vos billets !
Saburo Teshigawara
Saburo Teshigawara a commencé sa carrière créative unique en 1981 à Tokyo, sa ville natale, après avoir étudié les arts plastiques et le ballet classique. En 1985, il forme KARAS avec Kei Miyata et se lance dans la chorégraphie de groupe et dans ses propres activités. Depuis lors, lui et KARAS sont invités chaque année à se produire dans les plus grandes villes du monde. Les sensibilités sculpturales aiguisées de Teshigawara,son puissant sens de la composition, sa maîtrise de l’espace et ses mouvements de danse décisifs fusionnent pour créer un monde unique qui n’appartient qu’à lui. Son intérêt marqué pour la musique et l’espace l’a amené à créer des œuvres spécifiques à un site et à collaborer avec différents types de musiciens. À travers ces différents projets, Saburo Teshigawara continue d'encourager et d'inspirer les jeunes danseurs,parallèlement à son travail créatif. Son travail a été récompensé par de nombreux prix et distinctions au Japon et à l’étranger, notamment un Bessie Award en 2007, la médaille d’honneur de l’empereur du Japon en 2009 et, en 2017, il a été fait officier de l’ordre des Arts et des Lettres en France.
Rihoko Sato
Rihoko Sato a étudié la gymnastique en Angleterre et aux États-Unis, où elle a vécu jusqu’à l’âge de 15 ans. Après avoir participé aux ateliers de KARAS en 1995, elle a rejoint le groupe en 1996. Elle est reconnue internationalement comme l’une des principales figures de l’œuvre de Teshigawara. En 2009, elle a présenté sa première danse solo SHE dirigée par Teshigawara, qui a laissé une impression saisissante et émotionnelle. La sensibilité exceptionnelle de son corps et de ses nerfs crée une large gamme de dynamisme, allant de la fragilité fondante à l’intensité tranchante, ouvrant une nouvelle dimension à l’expression physique. Rihoko Sato a également participé au projet éducatif S.T.E.P. de KARAS et a travaillé comme maîtresse de danse pour les œuvres commandées par Teshigawara à d’autres compagnies de ballet.
